La première phase a laissé derrière elle un paysage contrasté, fait de certitudes éclatantes et de doutes qui collent aux spikes. Elle a révélé des forces tranquilles, des puissances assumées, des promesses encore fragiles et des blessures qu’il faudra panser avant qu’elles ne deviennent des cicatrices. Et c’est dans ce décor, entre confiance et urgence, que s’ouvre cette quatrième journée, celle où les trajectoires commencent à se figer, où les ambitions cessent d’être des intentions pour devenir des obligations.
Dans la poule haute, les Pharaons d’Évry avancent comme une armée sûre d’elle, invaincus, portés par un pitching souverain et une attaque qui frappe comme la foudre.
Les Cobras de Contes, eux, ont traversé la première phase avec la même efficacité que leur venin : rapides, précis, imprévisibles. Presque parfaits, ils ont montré qu’ils pouvaient gagner dans le fracas comme dans le contrôle, et leur objectif est désormais limpide : rejoindre Évry dans la lumière, prouver qu’ils ne sont pas seulement un prétendant, mais un rival capable de mordre jusqu’au bout.
Derrière ces deux géants, les Bandits de Nogent et le Cavigal de Nice avancent avec une ambition plus fragile, mais tout aussi brûlante. Nogent sait qu’il peut frapper fort, très fort, mais doit apprendre à frapper juste. Nice, porté par des individualités capables d’enflammer un match, cherche encore la constance qui transforme les coups d’éclat en victoires.
Plus bas, la lutte n’a rien de moins noble. Les Huskies de Rouen ont vécu une première phase en montagnes russes, capables du sublime comme du naufrage. Leur objectif est double : retrouver leur identité, et prouver que leur place n’est pas dans la poule basse mais dans l’arène des prétendants. Le PUC Paris, lui, a enfin trouvé un souffle, une étincelle, une révolte. Après un début de saison difficile, les Parisiens veulent transformer leur réveil en renaissance, et leur renaissance en menace.

POULE HAUTE
Cobras de Contes vs Cavigal de Nice
Match 1 : Contes 9–7 Nice
Contes a frappé le premier. Robinson Quintero Morales, même limité à un seul hit, a immédiatement pesé sur le tempo en produisant un point sur une balle sacrifiée, avant de revenir provoquer un walk et un autre sacrifice fly qui ont forcé Nice à défendre en reculant. Alexis Navarro Alfaro a ajouté un simple plein champ, un RBI, deux bases totales, et cette capacité à faire avancer les coureurs sans bruit mais avec précision.
Puis le match a basculé dans une autre dimension lorsque William Berenguer est entré en scène. Le receveur‑première base a livré un match de patron : deux hits, un double, quatre points produits, trois bases totales, il a été le métronome de l’attaque. À chaque fois que Nice revenait, c’est lui qui rallumait l’incendie. Papa a ajouté un hit, un RBI, un hit‑by‑pitch, trois points marqués, tandis que Jose Aridio Emerigeldo Batista frappait un simple, provoquait un walk et ajoutait trois bases totales.
Mais Nice n’a jamais lâché. Thomas Hemzacek a frappé un home run, quatre bases totales, un RBI, un walk, et cette capacité rare à changer le tempo d’un match d’un seul swing. Sylvain Buvat lui a répondu avec un autre missile, trois RBI, quatre bases totales, un 2/3 qui a maintenu le Cavigal dans le sillage. Romain Sanchez a ajouté deux hits, deux RBI, deux bases totales, tandis que Nic Flayol a frappé un simple, provoqué un walk et ajouté une base volée.
La bascule est arrivée lorsque Batista a pris le monticule : quatre manches, deux hits, un seul point, neuf strikeouts.
Quickening du match pour: William Berenguer.

Match 2 : Contes 4–1 Nice
Jose Aridio Emerigeldo Batista, le lanceur dominicain, a livré un chef‑d’œuvre absolu : sept manches, trois hits, un seul point non mérité, quatorze strikeouts, et cette impression d’étouffer Nice sans jamais forcer. Au bâton, il a ajouté trois hits, trois bases totales, un RBI, un walk, et une présence constante sur les sentiers.
Autour de lui, Contes a déroulé une mécanique froide : douze hits, dont trois pour Loïc Dalloni, auteur d’un double, quatre bases totales et une activité permanente en troisième base. Papa a ajouté deux hits, un RBI, deux bases totales, Navarro Alfaro deux hits et deux bases, Berenguer un hit et un RBI, et même Roger Martinez, malgré un match sans hit, a provoqué un walk et marqué un point.
Nice, courageux mais dépassé, n’a pu réaliser que trois hits : un triple de Benjamin Gonfrier, un simple de Nic Flayol, un autre de Sébastien Moine. Trop peu pour fissurer la muraille.
Quickening du match pour: Jose Aridio Emerigeldo Batista. Simplemente BACANO !!
Pharaons d’Évry vs Bandits de Nogent
Match 1 : Évry 11–1 Nogent
Paul Lemettre a imposé un silence religieux sur le monticule. Quatre manches, deux hits, un point, sept strikeouts, un seul walk, il a géré ce match tout en contrôle absolu. Au bâton, il a ajouté un hit, un RBI, un sacrifice fly et deux bases totales.
Derrière lui, l’attaque d’Évry a s’est fait plaisir : huit hits, onze points, dix RBI, quatre walks provoqués. Eric Peña Alvarez a été le bourreau du jour : deux hits, un triple, quatre bases totales, deux RBI, un walk, deux points marqués. Olivier Van Tu lui a répondu avec deux hits, un triple, quatre bases totales, deux RBI. Christopher Launay a ajouté un double, deux RBI, deux bases totales. Guillaume Jouhanneau a frappé un simple, deux RBI. Maxime Keser a marqué deux fois, produit un point, volé une base.
Nogent n’a jamais existé, malgré un double de Franck Pertuisot et un simple de Rafael Landaeta. Évry s’impose 11–1, sans trembler.
Quickening du match : Eric Peña Alvarez.
Match 2 : Évry 14–4 Nogent
Évry a frappé dix hits, quatorze points, treize RBI, sept walks provoqués. Paul Lemettre, repositionné en champ centre, a encore été partout : deux hits, un triple, quatre bases totales, trois points marqués, un walk, une base volée. Florian Peyrichou a produit deux points, Florent Roucan a ajouté un double et deux RBI, et Sophat Chum, entré en cours de match, a signé un parfait 2/2 avec un double, trois bases totales, deux RBI et un hit‑by‑pitch.
Mais le marteau du jour s’appelait Guillaume Jouhanneau : deux hits, un double, quatre RBI, trois bases totales, un sacrifice bunt. Christopher Launay a ajouté un triple, trois bases totales et un RBI. Maxime Keser a marqué trois fois, produit un point, volé une base.
Nogent n’a trouvé qu’un rayon de lumière : un double de Franck Pertuisot, auteur des trois RBI du match.
Quickening du match pour: Guillaume Jouhanneau.
POULE BASSE
Huskies de Rouen vs PUC Paris
Match 1 : Rouen 14–17 PUC
Ce match n’a pas été un match. Ça a été un ouragan où les deux équipes se sont rendus coup pour coup. Rouen frappe seize hits, Paris en frappe treize. Rouen marque quatorze points, Paris en inscrit dix‑sept. Et au milieu de ce chaos, un homme a brillé: Aurélien Hue. Quatre hits, deux home runs, six points produits, douze bases totales, un walk, une base volée. Une performance énorme !
Tanguy Celibert lui a répondu avec un home run, un triple, deux RBI, sept bases totales. Alexandre Scheid a ajouté trois hits, deux doubles, deux RBI. Robin Prouet a frappé un double, un triple, trois hits, un RBI.
Mais Paris a refusé de mourir. Mukhtar Ali Ghulami a signé trois hits, un triple, deux doubles, un RBI, quatre bases totales. Muhib Ullah a ajouté trois hits, un double, deux RBI. Melvine Guesdon a été monumental avec trois hits, un triple, trois RBI. Edouard Lugagne‑Boersner a ajouté deux RBI, un triple. François Paredes Moreno a produit deux points.
Le PUC renverse Rouen 17–14 dans un match qui restera dans les mémoires.
Quickening du match pour: Aurélien Hue

Huskies de Rouen vs PUC Paris — Match 2 : Rouen 4–11 PUC
Mukhtar Ali Ghulami a livré cinq manches d’une propreté remarquable : cinq hits, quatre points non mérités, trois walks, quatre strikeouts. En attaque, Paris a déroulé une partition limpide : Muhib Ullah a été le patron, avec trois hits, un home run, un double, trois RBI, sept bases totales. Melvine Guesdon a ajouté deux hits, un double, deux RBI. François Paredes Moreno a produit deux points. Jesus Villalba a frappé un simple et un RBI. Sebastien Nuzzo a ajouté un hit et un RBI.
Rouen, courageux mais dépassé, n’a trouvé que cinq hits : un pour Hue, un pour Brouard, un pour Scheid, un pour Benard, un pour Prouet.
Paris s’impose 11–4 et signe un doublé retentissant.
Quickening du match : Muhib Ullah.

Lors de la prochaine journée, à Contes, le choc entre les Cobras et les Pharaons d’Évry s’annonce particulièrement alléchant. Les uns veulent défendre leur territoire, les autres veulent le conquérir.
À Nice, les Bandits de Nogent viendront défier le Cavigal dans un affrontement de survie. Nogent doit retrouver son mordant, Nice, lui, doit transformer ses éclats en constance.
À Toulouse, le PUC Paris, revenu de l’enfer, ira défier le Stade Toulousain et ses Tigers. Les Parisiens ont retrouvé le feu, les Tigers, eux, cherchent encore leur souffle, mais savent qu’une victoire à domicile pourrait tout relancer.
Et à Meylan, les Huskies de Rouen croiseront les Grizzlys de Grenoble dans un duel de revanche. Rouen veut effacer les cicatrices de Paris, retrouver de l’allant. Grenoble, lui, veut prouver qu’il n’est pas qu’un figurant, qu’il peut mordre à son tour.
Sébastien Dondé.
Crédit photos : réseaux sociaux des clubs et site FFBS; design résultats et classements : Matteo Van Parys.





