16 équipes se sont disputées le toit de l’Europe en Baseball. L’Espagne en est sorti le grand vainqueur en étant la seule équipe a remporter tous ses matchs (six). La France termine septième, place qui reflète bien son niveau dans la compétition.

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Tout d’abord, revenons sur deux surprises à savoir la non présence des deux favoris en finale : l’Italie et la Hollande. On a bien vu au cours de cette compétition qu’entre les dix premières équipes le niveau est relativement serré. De nombreux matchs ont été gagnés par un point d’écart et certains sont allés en manches supplémentaires. Coté Italien, on peut dire qu’ils sont passés à coté de leur tournoi, ils finissent neuvième et quasiment aucun de leur joueur ne s’est fait remarquer tant en attaque qu’en défense. Les hollandais ont été à la hauteur de leur niveau. Ils ont perdu contre les champions hispaniques d’un seul petit point alors qu’il menait au score durant les sept premières manches et se font remonter de quatre points en huitième et neuvième manche. Le meilleur frappeur du tournoi (Jeremi Profar, ancien joueur de minor league ) affiche une arrogante moyenne à plus de 600. Les anglais ont également fait une belle compétition, leur équipe s’était (avec d’autres moyens) déjà révélée lors de la World Baseball Classic. Clairement, ils ont les moyens de quérir cette suprématie européenne dans les années à venir. Enfin le local de l’étape, organisateur exemplaire de ce tournoi qui s’est déroulé sur pas moins de 5 terrains tous plus beaux les uns que les autres, termine à la sixième place. Après leur exploit en World Baseball Classic en début d’année, il faudra compter sur ce pays qui chaque année va se rapprocher du podium.

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Regardons maintenant du coté des bleus. Trois victoires, trois défaites, un match couperet contre l’Allemagne qui laisse un sentiment que cela aurait pu passer. Rappel : défaite en dixième manche alors qu’en neuvième le score était de 5 à 2 pour la France. Ils sont ensuite passés à coté de leur match de cinquième place contre les tchèques (défaite 11 à 1). Sur les phases de poule, l’équipe a bien monté en puissance en gagnant ses matchs et en perdant presque naturellement contre les hollandais. On remarquera que les deux matchs qui sont perdu sur mercy rule (Hollande et République tchèque) l’ont été par la même batterie de lanceur (Coste, De la Rosa, Esposito, Antoine). Aucun de ces lanceurs n’a réussi à être suffisamment dominant pour garantir à son équipe une sérénité de défense. Sur les autres matchs, Couvreur, Moulin, Mercadier, Prioul ont mieux tenu et ont permis de rassurer la défense et de libérer l’attaque. Dans les statistiques des leaders, la France n’apparait que dans le pitiching et d’ailleurs Ben Couvreur remporte le titre du lanceur avec la meilleure ERA. On reparlera de lui de plus en plus. A l’instar de Mathias Lacombe, il est déjà regardé et dans deux ans, il devrait être promis à de belles perspectives.

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Coté attaque, les bâtons ont été atones et juste suffisants dans les phases de poule. Le home run d’Ernesto Martinez contre l’Allemagne a allumé les poudres, mais sur l’ensemble de la compétition, le meilleur français comme d’ailleurs en U23 est Paolo Brossier qui touche à une moyenne dépassant 400, laissant les autres dans des moyennes ne dépassant pas 300. Il s’agit clairement d’un axe d’amélioration pour notre baseball français.

Au final, il manque peu de chose à la France pour briller dans le dernier carré. Deux autres frappeurs de puissance, deux autres lanceurs dominants dans le roster pourraient faire la différence. Cela ne semble pas impossible, surement plus facile pour le lancer, il semblerait que la France devienne petit à petit un vivier de lanceur plus que de frappeur mais c’est juste encore une appréciation très près de l’aurore.