Dans la Poule Haute, Contes et Évry arrivent invaincus, chacun avec deux victoires et un pourcentage parfait. Leur affrontement ressemble presque à un duel pour la souveraineté. Évry, qui avance avec une attaque déchaînée et un pitching solide, veut confirmer son statut de favori annoncé, tandis que Contes, sérieux, discipliné et redoutablement opportuniste, entend prouver que son départ canon n’est pas un simple feu de paille.
Dans l’autre confrontation de la Poule Haute, Nice et Nogent se retrouvent dans une situation inverse : deux équipes à 0–2, deux équipes qui cherchent encore leur premier souffle, deux équipes qui savent que rester à zéro victoire après quatre matchs, c’est déjà se condamner à courir derrière tout le reste de la saison. Nice, qui a montré des éclairs mais manque encore de constance, doit absolument transformer ses intentions en résultats. Nogent, de son côté, joue pour ne pas décrocher, pour ne pas laisser la spirale s’installer.
Dans la Poule Basse, Grenoble et Rouen se retrouvent dans un duel étrange, presque asymétrique. Grenoble n’a encore joué aucun match et entre enfin dans l’arène, avec l’envie de montrer que son absence de statistiques ne signifie pas absence d’ambition. Rouen, au contraire, arrive avec deux défaites et la nécessité de réagir vite. Les Huskies savent que commencer à 0–3 serait un gouffre difficile à combler, tandis que les Grizzlys veulent frapper fort dès leur entrée en matière, poser un marqueur, annoncer qu’ils ne sont pas là pour faire de la figuration. Ce match est un révélateur : pour Rouen, il dira si l’équipe peut se relever ; pour Grenoble, il dira si l’équipe peut exister.
Poule haute

Cobras vs Pharaons
Match 1 : Contes 8 – 13 Évry
Contes s’incline 13–8 face à Évry au terme d’un match où la première manche a scellé le sort de la rencontre. Dès l’entame, Rony Papa, pourtant auteur de deux hits plus tard dans le match, vit un véritable cauchemar dans le cercle : en une seule manche lancée, il concède six points, six buts sur balles et un seul hit. Évry n’a presque rien eu à frapper pour remplir les bases, et Vincent Ferreira, qui terminera la rencontre avec quatre walks et trois points marqués, profite immédiatement de cette largesse. Derrière lui, Jacques Boucheron ajoute un RBI et marque trois fois, mais c’est surtout Lucas Manglé qui transforme cette première manche en gouffre pour Contes.
Manglé réalise en effet un match colossal. Il frappe deux hits, dont un double et un home run, produit cinq points, obtient deux walks et marque deux fois. À lui seul, il pèse six total bases et dynamite chaque passage offensif d’Évry. Son home run, frappé en milieu de rencontre, repousse Contes à distance au moment même où l’équipe commençait à retrouver un peu de stabilité grâce à Vivien Lemasson, auteur de six manches lancées pour seulement quatre points mérités malgré cinq walks concédés.
Contes, pourtant, n’a jamais cessé d’exister en attaque. Alexis Navarro Alfaro signe un match parfait au bâton avec quatre hits en cinq passages, deux points produits et quatre total bases. William Berenguer frappe lui aussi deux hits et reste constant tout au long du match. Loïc Dalloni, très actif, marque deux fois, vole une base, obtient un walk et se fait atteindre une fois. Mais les efforts offensifs sont constamment annulés par les erreurs défensives : trois erreurs au total, auxquelles s’ajoutent six passed balls qui offrent autant d’avancées gratuites à Évry.
En face, Guillaume Jouhanneau assure l’essentiel. Malgré neuf hits concédés et six points mérités, il lance le match complet, sept manches, et garde toujours une avance confortable grâce à l’énorme production offensive de son équipe. Il termine avec trois strikeouts et six walks.
Au final, Contes frappe plus de hits qu’Évry, neuf contre six, mais s’enterre sous les walks concédés, les passed balls et une première manche impossible à rattraper. Évry, discipliné et explosif, s’impose logiquement.
Le Quickening du match pour : Lucas Manglé. Auteur d’un home run, d’un double, de cinq points produits, de deux walks et de six total bases, il a été le véritable moteur de l’attaque d’Évry du premier au dernier inning.
Match 2 : Contes 11 – 4 Évry
Contes remporte ce deuxième match grâce à une prestation offensive éclatante et un match complet d’Alexis Navarro Alfaro, qui aura dominé la rencontre aussi bien au bâton que dans le cercle. Dès les premières manches, Contes impose un rythme que jamais Évry ne parviendra à suivre. Navarro Alfaro ouvre la voie avec un match absolument monumental : trois hits en cinq passages, dont deux triples et un double, cinq points produits et huit total bases. Chaque fois qu’il s’avance dans la boîte, la balle sort violemment du bâton et change l’allure du score. Il frappe, il produit, il marque, et il lance : un véritable one‑man show !
Autour de lui, l’alignement de Contes répond présent. Alexandre Mari frappe un double et produit deux points, tandis que Rony Papa signe un match très complet avec deux hits, deux doubles et un RBI. William Berenguer ajoute lui aussi deux hits et un point produit, confirmant la solidité du cœur de lineup. Plus bas dans l’ordre, Lucas La Rosa frappe deux hits, Vivien Lemasson ajoute un simple, et Eric Viano, très précieux, marque trois fois, frappe un double et produit un point tout en obtenant un walk et un hit-by-pitch. Avec treize hits au total, Contes frappe fort, frappe souvent et frappe dans les moments clés.
Évry, de son côté, ne parvient jamais à installer une dynamique offensive. L’équipe ne totalise que quatre hits, dont deux pour Olivier Van Tu, auteur d’un triple, d’un RBI et de deux points marqués. Jacques Boucheron frappe un double et un home run pour trois points produits, mais il est bien trop seul pour espérer renverser la tendance. Lucas Manglé, pourtant si dominant au match 1, est limité à zéro hit, même s’il obtient un walk intentionnel et vole une base.
La différence se fait aussi au pitching. Jonathan Lamon, lanceur partant d’Évry, vit un match compliqué : en cinq manches, il concède douze hits, dix points et un seul walk. Jacques Boucheron termine le match avec deux manches propres ou presque, mais concède tout de même un point supplémentaire. En face, Alexis Navarro Alfaro réalise un match complet de sept manches, n’accordant que quatre hits et trois points mérités, avec huit strikeouts pour seulement deux walks.
Le Quickening du match 2 pour : Alexis Navarro Alfaro, auteur d’un match XXL : trois hits dont deux triples, cinq points produits, huit total bases, deux points marqués et un match complet de sept manches avec huit strikeouts.

Cavigal vs Bandits
Pas de stats disponibles lors de la rédaction de l’article. Nice remporte les deux matchs face à Nogent-sur-Marne (7-0 ; 11-0).
Poule Basse

Grizzlys vs Huskies
Match 1 : Grenoble 7 – 19 Rouen
Rouen domine Grenoble dans un match totalement déséquilibré où l’attaque normande déroule sans jamais être inquiétée, profitant d’un début de rencontre cauchemardesque pour les lanceurs isérois. Dès la première manche, Rémy Stramandino est dans le mal : en une manche et deux tiers, il concède six hits, treize points dont seulement quatre mérités, et surtout sept buts sur balles.
Les erreurs défensives n’arrangent rien : cinq erreurs cumulées et cinq passed balls qui offrent des bases gratuites à répétition.
Rouen, lui, frappe à la perfection. Aurélien Hue réalise un match monstrueux avec trois hits, dont deux doubles, quatre runs marqués, deux points produits et cinq total bases. Tanguy Célibert ajoute deux hits, deux RBI et quatre points marqués, tandis que Mathys Brouard signe la performance la plus complète du match : quatre hits en quatre passages, trois doubles, quatre points produits, deux runs et sept total bases. Mickaël Demanneville participe lui aussi au festival offensif avec deux hits, trois RBI et trois points marqués. Au total, Rouen frappe douze hits mais surtout profite de neuf walks et d’un hit-by-pitch pour transformer chaque manche en déferlante.
Grenoble tente de répondre mais reste constamment étouffé. L’équipe ne frappe que six hits, dont un double de Nicolas Leclaire et un RBI de Soulier sur une balle frappée en champ intérieur. Thomas Lavergne ajoute un hit et un RBI, Fabien Grimaud frappe un simple solide, et Alex Denton ouvre le match avec un hit et un point marqué. Luc Hong‑Van, auteur d’un hit et d’un walk, marque également.
Sur le monticule, Robin Prouet n’a qu’à gérer tranquillement son avance. Il lance quatre manches complètes, concède six hits mais seulement un point mérité, avec quatre strikeouts et deux walks. Il n’a jamais été mis sous pression, grâce à l’attaque normande qui lui offre un matelas gigantesque dès le début du match.
Le Quickening du match 1 pour : Mathys Brouard, auteur d’un match parfait au bâton avec quatre hits, trois doubles, quatre points produits, deux runs et sept total bases, véritable moteur d’une attaque rouennaise irrésistible.
Match 2 : Grenoble 11 – 4 Rouen
Grenoble prend sa revanche et s’impose face à Rouen, dans un match où les Grizzlys ont très vite imposé leur loi, profitant à la fois d’une attaque retrouvée et des nombreuses approximations défensives rouennaises. Dès les premières manches, on sent que Grenoble joue avec de meilleures intentions : Luc Hong‑Van ouvre le match en se mettant sur base, Fabien Grimaud enchaîne avec un simple, puis Jean‑Guillaume Soulier frappe à son tour pour installer une pression immédiate. Mais c’est surtout Nicolas Leclaire qui donne le ton, avec deux hits, dont un double, trois points marqués et un RBI. Juste derrière lui, Gautier Josse frappe deux hits et produit un point, tandis qu’Alex Denton réalise l’un de ses matchs les plus complets de la saison : deux hits, dont un double, trois points produits, un point marqué et une base volée. Jean‑Michel Salvaia ajoute un RBI, Renan Lethiecq un autre ; au total, Grenoble frappe dix hits, marque onze points et ne laisse jamais Rouen respirer.
Au pitching, Alex Denton assure également. En trois manches et un tiers, il ne concède qu’un seul hit et deux points, avec trois walks mais aucun strikeout. Rémy Stramandino prend ensuite le relais pour une manche, concédant deux hits et deux points, avant que Nicolas Leclaire ne vienne fermer la porte avec deux tiers de manche sans hit ni point. Grenoble n’a jamais été mis en danger.
Rouen, de son côté, vit un match compliqué du début à la fin. L’équipe ne frappe que trois hits, un pour Robin Prouet, un pour Cyril Bluzé et un pour Alexandre Hacquard‑Sierra. Les trois points produits viennent d’un sacrifice de Mickaël Demanneville, d’un simple de Prouet et d’une balle frappée par Mathys Brouard. Mais l’attaque reste globalement étouffée, incapable de construire une manche solide. Les six walks obtenus ne suffisent pas à compenser l’absence de puissance, et les erreurs défensives.
Le pitching rouennais souffre tout autant. Raphaël Pompelle concède huit hits et sept points en deux manches et un tiers, avec deux walks et trois strikeouts. Mickaël Demanneville lui succède pour une manche, concédant un hit et trois points supplémentaires. Alexandre Hacquard‑Sierra termine le match avec une manche et deux tiers, un hit concédé et un point non mérité.
Le Quickening du match 2 pour : Alex Denton, auteur d’un match complet et décisif : deux hits dont un double, trois points produits, un point marqué, une base volée, et trois manches solides sur le monticule pour lancer Grenoble vers une victoire sans contestation.

Tigers vs PUC
Pas de stats disponibles lors de la rédaction de l’article. Le Stade Toulousain et Paris se partagent les victoires ; 10-3 pour les Tigres, 8-1 pour les Pucistes.
Nous nous joignons à la vive émotion qu’a suscitée les destructions subies au stade Pershing, par le PUC. Force à vous et aux Patriots!

Le classement resserré en tête comme en milieu de tableau donne à la prochaine journée une tension particulière.
Contes et Évry, toujours co‑leaders de la Poule Haute avec trois victoires et une défaite chacun, entrent dans cette nouvelle journée avec l’obligation de tenir leur rang. Pour les Cobras, le déplacement à Champigny pour affronter Nogent ressemble à un passage obligé : les Bandits, toujours sans victoire après quatre matchs, n’ont plus le droit à l’erreur et joueront ce duel comme une chance de sauver leur saison. Contes, lui, doit éviter le piège, rester sérieux, et ne pas offrir à Nogent l’occasion de se relancer.
Pendant ce temps, Évry-Courcouronnes accueille Nice dans un duel qui pourrait redessiner la hiérarchie. Les Pharaons, solides et constants, savent qu’une victoire leur permettrait de rester au contact de Contes, voire de reprendre seuls la tête si les Cobras trébuchent. Nice, revenu à l’équilibre avec deux victoires et deux défaites, joue beaucoup plus qu’un simple match : une victoire à Évry serait un signal fort, celui d’une équipe capable de rivaliser avec les meilleurs.
Dans la Poule Basse, Grenoble et Toulouse se retrouvent pour une double confrontation qui pourrait bien devenir un tournant. Les deux équipes affichent le même bilan, une victoire et une défaite, et avancent avec l’envie de s’installer dans le sillage du PUC, solide leader.
Sébastien Dondé.
Crédits photos : site de la FFBS ; design classements : Matteo Van Parys.






