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2024 : Les Huskies

Après une année blanche, sans titre, ce qui ne leur était pas arrivé depuis dix ans, les Huskies ont confié les clés du camion à un ancien joueur, qui dirigeant l’équipe 2 la saison dernière, Quentin Becquey. Le 16è coach de l’histoire du club a une page blanche à remplir, et un chemin de la victoire à retrouver. Rencontre avec Quentin Becquey : « créer le chaos »

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BTVF : Pourquoi as-tu accepté le poste de manager des Huskies ?

C’est dans la continuité de mon rôle avec la D2, où j’ai préparé des jeunes à accéder au plus haut niveau. Cela me paraît logique d’accompagner une nouvelle génération vers la D1 et de faire le lien avec les anciens et les nouveaux. Avec Boris Marche, on a travaillé fort sur l’objectif d’avoir une vraie cohérence de groupe entre la D1 et la D2, et même si tout a été un peu plus compliqué l’an dernier, je veux poursuivre dans cet état d’esprit avec Mickaël Cerda, le coach de la D2, et son équipe. On travaille et on pense de la même façon, nous mettons en œuvre le même projet. Et je sais que je peux apporter des solutions, des façons de faire, qui permettront d’être encore plus performants. Je connais le groupe, on a bien bossé pendant l’hiver, on a établi une confiance réciproque. De toute façon, je n’allais pas laisser passer cette chance et cette responsabilité quand le club me l’a proposé.

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Les nouvelles recrues sont arrivées en France

BTVF : Quels sont tes objectifs ?

À Rouen, les attentes sont connues : gagner. La première échéance c’est donc le Challenge de France, chez nous, avec l’idée de le remporter et ainsi d’obtenir un ticket pour l’Europe, car la place des Huskies, c’est l’Europe. Ensuite, on se concentrera sur le championnat pour redémarrer une nouvelle série victorieuse.

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BTVF : Quel genre de coach es-tu ?

Je suis assez directif, mais surtout j’aime que ça bouge, qu’il y ait des actions, de l’ambiance, du rythme, du jeu. Je veux créer le chaos chez l’adversaire. Ma mentalité est très imprégnée de la culture nord-américaine : respecter le jeu et ses bases. Et ne jamais se relâcher. Je suis arrivé à 16-17 ans dans une équipe avec de grands joueurs qui ne s’arrêtaient jamais, qui ne prenaient jamais de mauvais at-bats, qui mettent la pression non-stop. C’est ça la culture rouennaise. Aller à fond, jusqu’au bout.
On a le sentiment d’un changement de génération chez les Huskies. Comment le vis-tu ?
Même avec les départs de Maxime Lefèvre et Bastien Dagneau, je ne dirais pas que c’est une nouvelle équipe. Avec notre capitaine Dylan Gleeson, avec Louis Branville, Hugo Blondel, on a des cadres qui sont encore jeunes mais qui ont un vrai bagage. L’héritage des Huskies est toujours présent.

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BTVF : Peux-tu nous parler des nouvelles recrues ?

C’est un recrutement qui correspond avec ma façon de coacher et l’expérience que j’ai acquise en College. Pour moi, ce baseball est le meilleur en termes d’énergie et d’intensité. C’est dans cet esprit qu’on est parti sur Jack de Fries et Jalen Smith, tout juste sortis de NCAA 1er division. Le catcher Mike Blanke va nous apporter beaucoup d’expérience. Quant à Jean-Christophe Masson, il aurait pu rejoindre les Capitales de Québec, mais il a ressenti le besoin de souffler un peu après plusieurs années à un très haut niveau. Attendez-vous à voir un très gros frappeur, avec un swing magnifique et compact. Enfin Chikara Igami est lui aussi très expérimenté, c’est important au monticule.

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BTVF : Est-ce que la nouvelle règle des JFL t’inquiète ?

Non. On a un roster de 30 joueurs D1 et 30 joueurs D2 exclusivement composé de JFL. Aucun problème pour nous, donc, à l’image de nos valeurs de formation et de l’importance du pôle espoir et de l’académie.

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BTVF : Le retour à une poule de 8 équipes te plait ?

Cela me va très bien que tout le monde joue l’un contre l’autre. La volonté de resserrer et d’augmenter le niveau me plait. Mais de toute façon, quelle que soit la formule, on y va match par match et victoire par victoire. Le petit bémol que je mettrais, c’est la descente automatique. C’est un peu dur pour le club qui en sera victime, cela peut lourdement impacter son projet sportif.

BTVF : Quel est l’adversaire que tu crains le plus ?

Les Huskies. Il faut tout simplement qu’on retrouve notre capacité à nous concentrer et à mettre en valeur nos qualités. Si on applique notre jeu, on ne peut pas nous battre. On sait de quoi on est capables.

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