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Pour eux la saison est finie

Les deux premiers du classement se qualifient pour la finale, le 7e se maintient aux dépens du 8e. Les résultats des play-offs / play downs respectent la hiérarchie. Non sans que le suspens ait régné. Baseball TV France jette un œil sur les performances des 4 clubs après Mettz et La Rochelle qui sont désormais en vacances.

TIGERS DE TOULOUSE

Pour Toulouse, la demi-finale a ressemblé à leur saison : une première moitié convaincante, mais une deuxième moitié ratée. Dans le match 1, les toulousains menaient 3-2 après 5 manches, dans le match 2, c’était encore 0-0 après 4 manches et ils étaient devant 1-0 dans le match 3 après 4 manches. Mais ce fut ensuite l’effondrement, une relève totalement incapable de tenir le choc, à l’image de Randy Perez (15,75 ERA) et Garcia-Delgado (13,50 ERA), décidément très loin du closer impitoyable du début de saison.

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L’attaque a manqué de profondeur. Sur les 3 matches, les trois derniers frappeurs de l’alignement ont été muets, ou presque : 1 hit en 28 at-bats. Coach Perez a tenté de bouger son line-up pour provoquer des choses, mais en dehors d’Ariel Soriano, qui a frappé au moins un hit dans les 3 matches (4 en 11), le reste fut trop inconstant. Après son 3 en 4 du match 1, Mendoza n’a plus produit (0 en 7), Perdomo n’a pas été convaincant (3 en 9), et le jeune champ extérieur toulousain a montré son manque d’expérience (3 en 20 pour Saumande, Baisse-Depontieu et Cegielski).
Bien sûr, à la décharge des Toulousains, le manque de compétition de Keivy Rojas, et le probable retour d’une douleur au bras droit qui l’a fait quitter le monticule prématurément dans le match 3, on fait mal. Avec un seul point mérité et 17K lancés en 10 manches de travail, il a muselé l’attaque rouennaise. Et s’il avait été en pleine possession de ces moyens, le sort de la demi-finale n’aurait peut-être pas changé, mais elle ne serait peut-être pas non terminée en 3 matches. Les absences des « américains » Esposito, Navarro, Blancot ont pesé lourd aussi. Toulouse n’était pas à 100 % de ses moyens, et cela pardonne rarement contre les Huskies en play-offs.

Les absences peuvent aussi être invoquées à la défense des Barracudas : Couvreur et Sigiura outs, Monks, Zan, Antonac, eux aussi de l’autre côté de l’Atlantique, ça fait beaucoup de trous dans le line-up. Mais on a eu l’impression que Montpellier était fatigué, manquait d’énergie, ne parvenait pas à renverser la vapeur une fois que Savigny passait devant. 27 coureurs laissés sur les sentiers en 4 matches, c’est beaucoup, et c’est la preuve que les gros coups-sûrs ne sont pas venus à temps. Dans les trois dernières manches, là où il faut tout donner pour renverser la situation, Montpellier n’a frappé collectivement que pour .200. Plus généralement, les gros canons n’ont pas produit assez, à l’image de Douglas Rodriguez (2 en 15) ou de Bustamante (3 en 16), alors que le rapide Spring n’a volé qu’une seule base. Le pitching, lui aussi, été émoussé. Canelon qui ne peut donner que trois manches dans un match sans lendemain, c’est insuffisant, même si la stratégie de coach Ozanich a été payante à cette occasion.

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BARRACUDAS DE MONTPELLIER

On a pourtant cru un instant que Montpellier allait pouvoir renverser la table, quand les Barracudas ont marqué 4 points en 2e manche du match 3. Mais Savigny s’est certainement souvenu du 14 avril dernier, alors que les Barracudas avaient marqué 5 fois en première manche, et que les Lions avaient aussitôt répliqué en marquant à leur tour à 5 reprises à leur passage au bâton. Là, ils ont attendu une manche pour revenir au score, mais Montpellier va longtemps regretter l’erreur défensive de son lanceur Luc Polit qui a ouvert les vannes et permis 3 points non mérités. Les Barracudas ont bien tenté quelque chose en dernière manche, avec deux coureurs sur les sentiers, mais un très beau jeu défensif de Luc Viger au champ gauche à mis fin aux débats. Il ne manquait pas grand-chose, juste un peu d’énergie, un peu chance, un peu de tout finalement, aux Montpelliérains.

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TEMPLIERS DE SENART et COUGARS DE MONTIGNY

On continue à parler des absents, mais cette fois dans une équipe gagnante. Sénart, sans Bouniol, Meurant, Nayral, s’est sorti du piège de Montigny. S’il fallait donner un titre de MVP de ces deux week-ends, play-offs et play-downs confondus, il aurait sans nul doute à Émile Brelle : 17,1 manches, une ERA de 1,56, seulement 6 hits, 4 BB et 18 K, une performance majuscule. Il faut reconnaitre que le trophée pourrait largement être partagé avec son coéquipier Koshiro Kujima, qui a signé 2 victoires, n’a donné aucun point mérité en 19 manches, lançant 3BB et 16K. Bref, le pitching des Templiers a été monstrueux, et a permis à l’équipe de ne pas craquer après la difficile défaite en 9e manche du premier match. Si les joueurs d’expérience ont été utiles, à l’image d’Ogawa (5 hits sur la série), les jeunes Templiers ont joué leur rôle dans ces matches à suspens. Corenthin Flament est venu marquer le point de la victoire en 8e manche du match 2, après un coup-sûr, sur le triple de Brown (le seul hit du vétéran, mais un hit qui compte. Et Tristan Laufenbuchler, qui n’avait pas frappé un extra-base de la saison, est allé cogner un triple important en 7e manche du match 3, pour créer l’égalité. Tout ne fut pas parfait, ce fut parfois laborieux, parfois excellent, à l’image de leur saison, mais les jeunes Templiers ont fait ce qu’ils avaient à faire.

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C’est très symbolique que la saison de Montigny se soit achevée sur une erreur, en extra-inning, une erreur de leur ace Lopez, pourtant un des meilleurs lanceurs au niveau défensif. Symbolique d’une saison où rien n’a vraiment fonctionné. Pendant ces 4 matches de play-downs, les Cougars n’ont frappé que 18 hits et surtout ont commis 7 erreurs, ce qui est beaucoup trop. Dylan Mayeux a été, une nouvelle fois, le porte-étendard de son équipe, avec 4 hits en 16 présences, mais l’aide ne lui est pas venue suffisamment. Le pitching n’a pas à rougir, Monbeig a été surprenant, Mastre, après un match 1 dominant (15K) n’a pas su contenir l’attaque des Templiers en 8e manche du match 3, et Lopez, absent lors du premier week-end, a fait le travail (aucun point mérité en 9 manches malgré 8 hits concédés), mais n’a pas pu tout faire tout seul. La profondeur offensive et la sérénité défensive n’étaient pas au rendez-vous, et la saison de Montigny se termine pas une fausse note triste, mais logique après un exercice raté.

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