En 2014, les Templiers de Sénart décidaient d’aller chercher dans un club voisin les talents qu’il leur manquait pour toucher au but. Trois des meilleurs joueurs des Lions, Lemestre, Peyrichou, Martinez, enfilaient le maillot noir, et quelques mois plus tard, Sénart remportait son premier – et seul, pour l’instant – titre de champion de France en balayant le PUC. Onze ans plus tard, Sénart va de nouveau aller puiser des forces vives chez un voisin francilien, Montigny en l’occurrence : Lopez, un des meilleurs lanceurs du championnat depuis 6 ans, le solide catcher Do Carmo, l’expérimenté Monbeig et le guerrier D.Mayeux. Il faisait d’ailleurs déjà partie de l’édition 2014.

Ce point commun suffira-t-il pour faire de Sénart un favori ? Pas sûr, d’autant plus que les Templiers ont connu une véritable saignée à l’intersaison. Les départs se sont ramassés à la pelle. Et pas n’importe lesquels. Bouniol, un des piliers de l’avant-champ, retourné à Montpellier avec Doat. Hrytishvili, un des très bons frappeurs de la saison dernière, parti aussi. T.Meurant, absent du line-up, de même que Zoia. Quatre très bons jeunes, Ouanyou, Laufenbuchler, Chevet, Tshibambe, vers d’autres horizons. Il faut s’arrêter un instant sur ces 4 départs, qui font certainement très mal à un club qui semblait engagé dans une reconstruction intéressante et misait beaucoup sur la jeunesse. On ne sait pas ce qui explique cette saignée, mais elle interroge sur la stratégie sénartaise. Et on rajoute pour faire bonne mesure les trois japonais Kurima, Ogawa et Nakamura.

Bref 12 joueurs à remplacer, plus qu’une équipe entière, sans compter coach Boutagra. On comprend le besoin urgent des Templiers d’aller trouver des forces fraîches. Ils sont allés aussi en chercher au Japon, avec un nouveau manager, et un joueur de champ intérieur, et au Venezuela, avec un tout jeune lanceur. Il reste encore le vieux guerrier Felix Brown, encore très présent à la batte la saison dernière, Émile Brelle qui a montré de beaux progrès au pitching l’an passé, et un fort groupe de joueurs pour la plupart issus des divisions inférieures. En attendant, aussi, le retour de talentueux Mathis Nayral.

Tout cela parait un peu fragile encore. Certes, Lopez peut gagner des matches à lui seul, et Do Carmo comme Mayeux peuvent rebondir après une saison compliquée. Mais Sénart semble encore fragile, avec un line-up qui manque de puissance. Si l’ambition d’atteindre le top-4 est atteinte, ce sera un vrai succès pour les Templiers. Mais on ne parierait pas beaucoup sur la possibilité de les retrouver en demi-finale.
F.C.



