Saison contrastée pour les Lions de Savigny en 2025. Attendus, parfois inquiétants, jamais vraiment là où on les attendait. Le début de championnat ? En deçà, clairement. Le collectif peine à trouver son rythme, les repères tardent à s’installer. Puis vient le déclic. Au Challenge de France, les Lions sortent les crocs : intensité retrouvée, jeu libéré, et au bout, un titre qui relance toute la dynamique. On pense alors Savigny lancé… mais la régularité fait défaut. Les Franciliens échouent finalement aux portes des playoffs, laissant filer une qualification qui semblait à portée. Difficile de ne pas voir, en toile de fond, les aléas liés à leur terrain, qui ont perturbé la saison et contribué à ces variations de régime.
2026 pourrait bien changer la donne. Si toutes les équipes continueront d’évoluer à Savigny, le groupe élite, lui, posera ses valises sur le superbe terrain de Chartres — un atout de taille pour viser plus haut. Au cœur de ce projet : un homme. Leader, repère, moteur du collectif. Rencontre avec Ivan Acuna.

BTVF : Donc, Chartres est votre nouvelle terre d’accueil ?
Exactement, on va jouer à Chartres cette année pour tous les matchs à domicile sur un magnifique terrain qui plus est, est éclairé et nous permettra surement de faire des matchs à la tombée de la nuit. Cependant nos entraînements seront fait à Savigny
BTVF : Retour sur la saison 2025, quel est le sentiment qui prédomine ?
On a acquis beaucoup d’expérience car notre roster est assez jeune. On a montré que l’on a la capacité de s’adapter au milieu. Le travail qu’on a fait pour pouvoir être prêt physiquement et pas que spécifiquement mais aussi mentalement pour les débuts de saison ne soit pas aussi difficile.
BTVF : Challenge et championnat puis Coupe d’Europe donc ça fait 3 objectifs possible cette année ?
Bien sûr c’est toujours l’objectif et c’est pour ça qu’on est en jeu et c’est pour ça que l’on recherche le haut niveau. L’objectif est de gagner un maximum de matchs dans toutes les compétitions les uns après les autres.
BTVF : Cela nécessite là peut-être de d’avoir un recrutement différent alors qu’est-ce que vous avez fait pour cette année ?
On stabilise notre équipe cette année. Pena et Oroszco sont toujours, pas pas de rajout particulier d’autres étrangers qui viennent que pour jouer même pour la Coupe d’Europe. Pou notre jeu c’est d’abord une règle simple : lancer le maximum de strikes pour laisser la défense faire son travail. Pour la frappe il faut saisir les moments clés et c’est ce qui nous est arrivé l’année dernière au Challenge de France notamment sur la demi-finale contre Montpellier qui s’est joué à une frappe près. Pour la Coupe d’Europe, la préparation sera la clef, on y pense à chaque entrainement.

BTVF : Pour le championnat, vous commencez par un déplacement à La Rochelle ce qui ne vous avais réussi l’année dernière ?
On est plus prêt que l’année dernière car notre équipe telle qu’elle est aujourd’hui dans son ossature stable va vivre sa seconde année de compétition. Je reste le manager et je suis joueur, mais cela reste là, je ne suis pas Capitaine, j’ai délégué à Amoros et Coste ce rôle de proximité avec les joueurs tant dans les moments faciles ou rire fait du bien que les moments plus « clutch » ou il faut regagner en concentration.
BTVF : Coté retransmission, cette année, avez-vous des ambitions ?
Ce n’est pas encore certain, Savigny peut surement le gérer mais aussi le club de Chartres va peut-être s’investir, ce sera surement une belle complémentarité.

BTVF : Il y a de moins en moins de communication par les clubs et Savigny communique peu sur son club et ses joueurs ?
C’est du bénévolat partout avec ses limites. En fait si on ne sait rien sur les autres équipes on ne s’en fait pas trop mais de toute façon, on ne s’attend pas à des révolutions, on connait les limites financières et de bénévolat de chaque équipe. On sait que Rouen a joué la carte japonaise, on sait que Béziers à une forte capacité à recruter de bons joueurs étrangers, on sait que Toulouse utilise beaucoup la diaspora latino dont je fais partie, pour la Rochelle, chaque année ils ont au moins cinq étrangers…
De plus les matchs préparatoires ne veulent pas dire grand-chose, car souvent les joueurs étrangers arrivent très peu de temps avant le début de saison, voir un peu après. Pour le PUC, non ne sait pas grand-chose, ils reviennent en D1, à leur place et c’est bien. Nous, on fait confiance à nos joueurs du pole. On veut aussi proposer de jouer à 19h le samedi sur le terrain éclairé ce qui permet aux équipes d’arriver plus tard et de remplir la buvette de Chartres. On a 80 kilomètres entre nos deux stades donc c’est assez facile aussi pour notre équipe. On doit juste faire attention à s’habituer à l’orientation du soleil sur ce nouveau terrain.
D.C.



