À l’issue de leur qualification pour la finale, les présidents des deux clubs finalistes, Christophe Lévêque (Meyzieu) et Miriam Romero Larrea (PUC), ont accepté de répondre à nos questions. Nous les avons interrogés sur leur parcours, leurs ambitions et leur vision avant le choc décisif.
- Qu’avez-vous mis en place cette année pour atteindre le niveau de la finale ?
- Vous travaillez de manière importante sur les JFL. Comment envisagez-vous de surpasser vos adversaires?
- Avez-vous prévu de retransmettre les matchs
- Qu’en est-il de la D1 ? Êtes-vous prêt à remonter
Le calendrier de la finale au meilleur des cinq matchs.

Christophe Lévêque, Meyzieu
On n’est pas étonnés de se retrouver en finale : ça fait sept ans qu’on travaille. Le club compte 140 licenciés depuis 2018. On travaille beaucoup avec les jeunes, et notre équipe est essentiellement composée de JFL. Quand on regarde nos batteries, ce sont uniquement des JFL : lanceur et catcher.
On fêtera nos 50 ans dans trois ans, et la vie collective du club est très importante. On n’est finalement pas surpris d’avoir réussi l’exploit, alors qu’on n’était pas favoris en demi-finale contre Valenciennes. On est très fiers de ce résultat, et contents d’aller en finale contre le PUC.
Notre terrain est un terrain multisport extrêmement stable, qui nous permet de nous entraîner toute l’année. L’équipe D2 s’entraîne trois fois par semaine, parfois plus. Les joueurs n’ont pas toujours besoin du coach pour travailler : c’est un véritable collectif qui en veut.
Concernant la Division 1, on ne se pose pas encore la question. L’objectif, c’est la finale. Monter en D1 suppose des modifications nécessaires, mais c’est surtout une question d’envie, partagée par l’ensemble des bénévoles et des joueurs du club. On en reparlera après la finale.

Pour ce qui est de la retransmission, nous assurons les matchs à Meyzieu comme nous l’avions fait il y a deux ans. Nous avons dû faire une pause cette année faute de bénévoles, mais il est clair que la retransmission est un excellent moyen d’améliorer notre visibilité. Quand on regarde d’autres clubs qui, comme nous, travaillent pour progresser et monter – Béziers, Metz, Clermont – on se dit que c’est essentiel.
On s’était bien préparés pour la demi-finale contre Valenciennes. On a l’habitude d’aller nous entraîner en Italie avec un club qui nous a aidés et qui continuera à le faire. On s’était notamment préparés sur trois matchs. La finale, maintenant, se joue en cinq matchs : c’est une autre affaire, mais répartie sur deux week-ends, deux à trois matchs. Donc on est prêts pour ça, d’autant que les trois derniers matchs seront à Meyzieu.
Miriam Romero Larrea – PUC (Paris Université Club)

C’était le mot d’ordre de cette saison pour notre équipe 1 apparemment. Le directeur technique a misé sur une équipe jeune, un renouveau sur lequel beaucoup doutaient. Se retrouver en finale est le fruit de cette nouvelle étape. Il ne faut pas oublier que 70 % des joueurs de l’équipe sont formés au club, ce qui favorise l’entente et la symbiose. Ce sont des outils non négligeables pour gagner.
Pietro Briggi, le manager de l’équipe, a su faire preuve de patience, préparer son équipe, la motiver, mais aussi étudier ses adversaires pour exploiter leurs faiblesses. Cela a été clé pour atteindre ce niveau.
Nous mettons effectivement en place des moyens pour la retransmission des matchs et vous tiendrons informée rapidement.
Pour remonter en D1, je pense qu’il faut rester prudent. Le premier objectif est de gagner nos matchs à Paris, puis de continuer sur cette lancée lors des rencontres retour.
